Ceci est un article du Dr Brian Clement – Directeur du Centre Hippocrate de Floride – que nous avons traduit:

À l’Institut de Santé Hippocrate, nous avons collecté les profils sanguins de centaines de personnes dans le cadre d’une recherche sur les taux de B12 (cobalamine). En mai 2005, nous avons constaté qu’en analysant l’urine ou en faisant des analyses plus spécifiques au niveau des cellules, nous observions des niveaux de déficience de B12 bien plus élevés que ne le montrait un examen de sang standard. Nous avons alors démarré une nouvelle recherche qui a maintenant permis de mettre au point  plusieurs centaines de tests spécifiques aux analyses de nutriments.

Nous avons ainsi constaté que la moitié de la population testée manquait de ce nutriment essentiel qu’est la B12. Ce qui nous a amené à nous interroger sur le tractus gastro-intestinal lui-même. Après de nombreuses heures passées dans les archives médicales, je pense que j’ai découvert la raison fondamentale pour laquelle la B12 est souvent déficiente.

En observant les sujets qui consommaient un régime alimentaire approprié (alimentation vivante) depuis au moins 18 mois, nous avons trouvé moins de 5% de personnes déficientes en B12 en se basant sur une analyse de sang standard. Mais en utilisant un autre test (permettant d’extraire les nutriments d’une cellule), 65 % des mêmes personnes étaient en fait déficiente en B12 bio disponible.

Nos recherches ont également montrés que que les niveaux de déficiences sont identiques chez les consommateurs de viande et de lait que chez les végétariens et les végétaliens.

La raison fondamentale est pour moi qu’il y a eu des modifications anatomiques dans le gros intestin humain. L’observation de croquis anciens et de photographies modernes du colon semble montrer qu’il existait une poche en saillie juste en dessous de la valvule iléo-caecale. Cette poche devait se comporter comme une « usine à bactéries bénéfiques » qui jouaient un rôle dans la production et l’absorption de B12 bio disponible. Depuis 1700, il y a eu une diminution constante de la taille de cette poche en saillie jusqu’à ce qu’elle soit quasi-absente au début du 20e siècle.

Dans le passé, cette bactérie cultivée et entretenue dans cette poche, fournissait cet élément nutritif sous une forme durable et suffisante pour maintenir des niveaux appropriés et suffisants de B12 dans le corps.

L’écrasante majorité des compléments en B12 disponibles sur le marché mondial sont synthétisés dans un laboratoire et peu efficaces.

Une déficience en B12 peut affecter la production de la gaine de myéline dont le rôle essentiel est d’isoler chaque cellule neuronale de celles qui l’entourent. Sans cette gaine, les cellules neuronales et le système neurologique peuvent littéralement se court-circuiter dans une mesure plus ou moins grande, produisant des symptômes allant de l’engourdissement et des picotements à une perte totale de la sensation et la fonction motrice. La maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson sont des exemples de quels ravages l’absence de ce nutriment sous forme bactérienne joue sur le corps.

Compte tenu de mes recherches, mon opinion scientifique et professionnelle est que chaque homme, femme et enfant devrait compléter son alimentation avec une forme bactérienne de B12.